Il est 8h47 un lundi matin. Un collaborateur du service comptabilité ouvre un e-mail qui semble venir d'un fournisseur connu. La pièce jointe s'appelle "Facture_2026_047.pdf.exe". Il double-clique. Rien ne se passe, du moins en apparence.
À 9h15, le chiffrement commence silencieusement sur le poste. À 10h00, il se propage au serveur de fichiers via le réseau partagé. À 12h30, un message s'affiche sur tous les écrans : "Vos fichiers ont été chiffrés. Payez 12 000 € en Bitcoin dans les 48h pour les récupérer."
Ce que les statistiques ne montrent pas
Les chiffres officiels sous-estiment massivement le phénomène. En 2024, 67 % des entreprises françaises ont subi au moins une cyberattaque (Hiscox), contre 53 % en 2023. Mais la plupart des PME ne déclarent pas les incidents par crainte de perdre des clients ou de subir des contrôles.
Ce que les statistiques ne montrent pas non plus : le coût réel d'un ransomware ne se limite pas à la rançon. Il inclut :
- L'arrêt total de l'activité pendant 3 à 15 jours en moyenne
- Le coût de reconstruction du système informatique
- La perte de données irrecouvrables si aucune sauvegarde n'existait
- Le préjudice commercial et la perte de clients
- Les éventuelles amendes RGPD si des données personnelles ont fuité
Les 4 portes d'entrée les plus exploitées
1. L'e-mail de phishing
C'est le vecteur numéro 1 : l'hameçonnage figure en tête des menaces recensées par cybermalveillance.gouv.fr. Un e-mail usurpant l'identité d'un fournisseur, d'une banque ou même de votre propre direction. Un clic suffit.
2. Le RDP exposé sur Internet
Le protocole Bureau à distance (Remote Desktop Protocol) est indispensable pour le travail à distance. Mais des milliers de PME l'exposent directement sur Internet sans VPN. Les attaquants scannent en permanence les ports 3389 ouverts et tentent des attaques par force brute.
3. Le VPN non mis à jour
Les solutions VPN présentent régulièrement des failles critiques. En 2024, plusieurs marques très répandues (Ivanti, Fortinet, Palo Alto) ont publié des correctifs d'urgence. Les entreprises qui tardent à les appliquer offrent une porte d'entrée directe sur leur réseau interne.
4. Les mots de passe réutilisés
Un collaborateur utilise le même mot de passe sur LinkedIn (compromis lors d'une fuite) et sur le VPN de l'entreprise. Un attaquant qui achète cette combinaison sur le dark web a un accès direct à votre réseau.
Ce qui protège vraiment
La protection efficace contre les ransomwares repose sur trois couches complémentaires :
- La prévention : filtrage e-mail avancé (Hornetsecurity), formation des utilisateurs, MFA sur tous les accès distants
- La détection : EDR (Endpoint Detection and Response) qui surveille les comportements anormaux en temps réel
- La résilience : sauvegarde externalisée hors site, physiquement déconnectée de votre réseau. Si le ransomware chiffre votre NAS local, votre copie externalisée reste intacte
Chez Leader System, nous intervenons sur ces trois couches. Mais la troisième, la sauvegarde, est celle qui décide si vous survivez à l'attaque ou non.
"La question n'est pas si vous serez attaqué, mais quand. La vraie question est : avez-vous une copie de vos données qui survivra à l'attaque ?"
Si vous n'êtes pas certain de la réponse, c'est le bon moment pour nous en parler. Premier échange de 30 minutes, gratuit, sans engagement.
