La plupart des dirigeants pensent que, parce qu'ils ont une sauvegarde, ils sont protégés. C'est à moitié vrai. Une sauvegarde garantit que vos données existent quelque part. Elle ne dit rien sur le temps qu'il faudra pour les remettre en service. Et c'est précisément ce délai qui détermine si un sinistre est un contretemps ou une catastrophe.

Deux notions à ne pas confondre

Pour parler clair, deux indicateurs comptent :

  • La perte de données acceptable : si votre dernière sauvegarde date d'hier soir, vous perdez une journée de travail en cas de sinistre ce matin. Plus les sauvegardes sont fréquentes, moins vous perdez.
  • Le temps de remise en service : la durée entre le sinistre et le moment où vos équipes retravaillent réellement. C'est le délai qui fait mal, parce que pendant ce temps, l'entreprise est à l'arrêt.

Une bonne stratégie de sauvegarde travaille sur les deux : sauvegarder souvent, et pouvoir restaurer vite.

Ce qui fait varier le délai de restauration

Le temps de remise en service dépend de plusieurs facteurs :

  • Le volume de données à restaurer : restaurer quelques fichiers est immédiat, restaurer un serveur entier prend plus longtemps.
  • Le type de sinistre : un fichier supprimé par erreur, un serveur qui crame, un ransomware qui chiffre tout, ce ne sont pas les mêmes scénarios.
  • L'endroit où sont les sauvegardes : une copie locale se restaure vite mais peut être détruite par le même sinistre ; une copie externalisée est protégée mais dépend de la bande passante.
  • Et surtout : le fait que la restauration ait déjà été testée.

Le piège de la sauvegarde jamais testée

C'est le point que l'on néglige le plus. Une sauvegarde qui n'a jamais été restaurée pour de vrai est une promesse, pas une garantie. Le jour du sinistre, on découvre parfois qu'elle est incomplète, corrompue, ou qu'elle met bien plus longtemps que prévu à se remettre en service. Tester la restauration régulièrement, c'est la seule façon de connaître son vrai délai et d'avoir confiance dedans.

Une sauvegarde qui existe ne vaut rien tant que personne n'a vérifié qu'elle se restaure.

Connaître son délai, avant d'en avoir besoin

Le bon réflexe n'est pas d'attendre le sinistre pour découvrir combien de temps il faudra. C'est de définir, à froid, le délai de reprise acceptable pour votre activité, puis de bâtir une stratégie de sauvegarde qui le respecte, et de la tester.

Chez Leader System, nous dimensionnons les sauvegardes externalisées de nos clients PME en fonction de ce délai de reprise, avec des copies hébergées dans nos baies souveraines, et nous vérifions qu'elles se restaurent. Si vous ne savez pas en combien de temps votre entreprise redémarrerait après un sinistre, c'est exactement la question à se poser maintenant. Premier échange de 30 minutes, gratuit, sans engagement.